A propos

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azag_concept_store

 

Nous, c'est  la boutique azag. Un concept-store situé dans le Marais au 9 rue François Miron 75004 Paris. Créé en 1999 par Viviane Lebecque styliste et Pierre Azagury architecte d'interieur et designer. Nous proposons une large offre d'accessoires de mode et de déco.

Merci à nos fans, nous sommes cités dans différents guides, le dernier en date est  "le guide des 111 boutiques absolument irrésistibles à Paris", Hachette 2016.

 

Interview de Pierre Azagury

" Enfant puis ado, j'ai grandi en écoutant des vinyles, jusqu'à ce qu'ils disparaissent et laissent place aux CD et aux playlists.

Il y a quelques années, j'ai redécouvert les vinyles dans une brocante. Et là, j'ai eu le déclic.Tout est revenu : la gestuelle, le rituel, le moment de l'écoute totalement consacré au vinyle,  une attention concentrée, l'envie de lire et de regarder la pochette souvent belle ou évocatrice. L'envie de l'afficher le temps de l'écoute.

J'ai soudain réalisé la beauté de la pochette, véritable affiche et œuvre d'art porteuse de sa propre musique, mais aussi la dimension identitaire et conviviale de la musique. La pochette est le reflet vivant de celui qui l'écoute, voir son manifeste. J'ai eu envie de faire un support pour afficher ses vinyles, que l'on puisse les voir et aussi les utiliser à son gré.

En les regroupant, on peut créer une véritable affiche samplée et composer un univers graphique. La composition peut se faire autour d'un style de musique, d'une époque, d'un thème... Dans tous les cas, la composition parle de soi, de ses goûts, de ses références, elle parle aussi à tous et suscite un échange.

C'est un décor vivant que l'on peut changer au gré de ses envies.

Les vinyles sont encore plus accessibles que dans une étagère ou un bac, ils se posent et se remettent du bout des doigts. 

Le support est minimaliste, comme le sertissage d'un bijou qui s'efface pour laisser toute la place à la pierre. Je voulais que la relation au vinyle soit une relation simple, directe, du quotidien, sans cadre ni glace. Je ne voulais pas  que l'on ait le sentiment de contempler Mona Lisa dans son cadre sculpté ou le dernier disque d'or à travers une vitre. Car le cadre masque le pourtour du vinyle et apporte graphiquement quelque chose qui est en trop. Le cadre est une référence un peu traditionnelle et bourgeoise qui va mal avec la musique actuelle. La vitre, elle, crée une distance et confine le vinyle dans un espace aseptisé où le vinyle est épinglé comme un Beatle(s) mort dans une boîte d'entomologiste."